Il veut faire le mannequin : de Bionville-sur-Nied à la Fashion week de Milan ?

October 31, 2017

Maxence Ponnoussamy a 17 ans (et demi). Depuis quelques mois, il met tout en œuvre pour réaliser son rêve : devenir mannequin. Il participera notamment, en février, à la finale de Top Model Europe.

 

 

Pour mettre toutes les chances de son côté, Maxence n’hésite pas à faire des sacrifices : « Je n’ai jamais mangé autant de légumes. Surtout du chou-fleur et des épinards ».

 Photo Anthony PICORÉ

 

 

Le cheveu long, bouclé et blond. Le blouson en jean qui va bien. Maxence fait attention a son image, à ses vêtements « depuis toujours ». Alors pourquoi ne pas monter sur les podiums ?

Dans la famille Ponnoussamy, installée à Bionville-sur-Nied, on se donne les moyens de ses ambitions. Son frère est champion de force athlétique. Maxence fera donc tout pour devenir mannequin. « C’est le but ultime ! »

L’étudiant en Terminales ES à l’Institution de La Salle, à Metz, âgé de 17 ans (et demi), a eu le déclic en participant, en avril, à Thionville, a un jeu façon Reines du Shopping , l’émission de M6. Maxence a gagné, remportant notamment le plus grand nombre de like sur les réseaux sociaux. Dans la foulée, certains le confortent dans son idée : il faut se lancer.

Alors, avec son père, Goby, il a trouvé un nouveau casting. Top Model Europe, dont les premières phases se déroulaient au Luxembourg, lui tendait les bras. Un défilé, deux-trois photos encore publiées sur les réseaux, des connaissances qui ont cliqué frénétiquement depuis les quatre coins du monde, et Maxence est propulsé en demi-finale.

Le 7 octobre, à Bruxelles, Maxence a gravi encore un échelon. Il a terminé premier de sa catégorie, devant d’autres mannequins venus de toute l’Europe. La finale l’attend désormais en février, toujours à Bruxelles. Et ensuite, en fonction de son résultat, le champ des possibilités pourrait s’élargir. « Dans le monde de la mode, ce concours est connu. Des agences de modèles s’y intéressent. Des participants défilent ensuite à la Fashion week de Milan ou de Paris. C’est un formidable tremplin, ça permet de se faire un nom rapidement. »

 
« Jouer le jeu »
 

Pour se donner un maximum de chances, Maxence a participé à deux sessions de formation cet été. Apprendre à marcher, à (ne pas) sourire, à se mouvoir. Et, dans l’intervalle, son frère, à l’hygiène de vie irréprochable, lui donne quelques conseils. Manger à heures fixes, faire la chasse aux graisses. « Ce sont des sacrifices. C’est une diète assez stricte. Je n’ai jamais mangé autant de légumes. Surtout du chou-fleur et des épinards. Je sais qu’il ne faut pas que je mange parce que j’aime bien mais parce que c’est bon pour moi. Si on décide d’aller dans un fast-food avec mes amis, ils mangent des hamburgers ; moi, je mange ma gamelle à côté. »

Et d’ailleurs, les copains du lycée, comment perçoivent-ils tout cela ? « Il y a toujours des gens qui parlent, de manière négative. Qui jalousent. Mais d’autres m’encouragent. Moi, je n’aime pas trop montrer ce que je fais, notamment la muscu’. Ce sont mes amis qui m’aident à publier sur les réseaux, parce que, maintenant, je n’ai plus le choix, il faut que je le fasse. »

Maxence « joue le jeu », « travaille son image », entre rendez-vous chez le dentiste, pour avoir un sourire éclatant, et chez un coiffeur messin, pour, peut-être prochainement, devenir modèle pour un show à l’étranger.

« C’est gagnant-gagnant, et ça lui permet de monétiser son image », insiste son papa. « Et puis, c’est aussi une manière de dire aux autres jeunes que ce genre d’opportunités existe, et leur donner des idées. Mon fils a la tête sur les épaules, passera son Bac cette année, sait qu’il faut s’assurer un métier. Mais avec mon épouse, nous sommes là pour l’encourager. »

Un vrai travail d’équipe.

« Dans le monde de la mode, ce concours est connu. Des agences de modèles s’y intéressent »

L. L.

 

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