Bionville-sur-Nied : nichée dans la vallée

Illustre village de 385 habitants, la paisible commune de Bionville-sur-Nied et son annexe de Morlange s’engouffrent dans un paysage au relief verdoyant. Séparée par la vallée de la Nied qui serpente le village du Sud-Est au Nord-Ouest, l’omniprésence de son patrimoine historique et religieux parachève une carte postale authentique. Dans chacune de ses ruelles, pas un bruit, si ce n’est celui des quatre exploitations agricoles qu’elle abrite. Silence… L’histoire pousse.

 

 

 

Mémoire juive et personnalité…
 

Si une plaque commémorative signale l’emplacement de la synagogue rasée par les nazis, le cimetière dédié à la communauté juive reste quant à lui bien visible. Sur les hauteurs de la commune, les pierres tombales s’alignent, que peu entretenues et enveloppées par la nature comme la tradition le suggère. Et parmi elles, quelques mots d’hébreu laissent découvrir la tombe de la grand-mère de Simone Veil, ex-ministre rescapée de la Shoah dont la famille est issue de Bionville-sur-Nied.

Ici, la communauté juive, principalement des marchands de bestiaux, fut présente dès le XVIIe siècle bien que la plupart d’entre eux quittèrent le village à partir de 1950. Léon et Marcel Halphen furent tous deux élus maire de la commune et le second, dernier juif du village, a donné son nom à la place centrale devenu parking.

 
Entre spiritualité et croyances religieuses
 

Bien que la communauté juive ait marqué de son passage certaines constructions, les marques de croyances chrétiennes sont omniprésentes aux quatre coins de Bionville-sur-Nied et de son annexe.

Outre ses deux cimetières catholiques, le village pieux compte une chapelle entièrement rénovée par les riverains et une église dont l’orgue de 1904 résonne encore. Autres signes de spiritualité, les cinq calvaires qui régissent les rues ainsi que deux grottes où les fidèles peuvent s’adonner à la prière en l’honneur de Marie. L’une d’elles a été construite des mains d’André et René Sibille, fratrie qui a érigé son lieu de culte personnel en 1999. Dans un cadre où règne silence et verdure, l’édifice a même été béni pas un abbé.

 
Le château de la famille Rihm
 

Bien que la communauté juive ait marqué de son passage certaines constructions, les marques de croyances chrétiennes sont omniprésentes aux quatre coins de Bionville-sur-Nied et de son annexe. Outre ses deux cimetières catholiques, le village pieux compte une chapelle entièrement rénovée par les riverains et une église dont l’orgue de 1904 résonne encore. Autres signes de spiritualité, les cinq calvaires qui régissent les rues ainsi que deux grottes où les fidèles peuvent s’adonner à la prière en l’honneur de Marie. L’une d’elles a été construite des mains d’André et René Sibille, fratrie qui a érigé son lieu de culte personnel en 1999. Dans un cadre où règne silence et verdure, l’édifice a même été bénie pas un abbé.

Dans un tel décor, c’est sans surprise que l’on découvre une imposante bâtisse au centre du village. Un château du XVIIe siècle qui apporte sa touche finale à un tableau pour le moins authentique. Si l’édifice est sorti une première fois de terre au XVe siècle avant d’être rasé, c’est en 1611 que « lechâteaude l’amour » a connu une seconde vie. Sous l’impulsion de Pierre Jolly et des désirs de son épouse.

Depuis, les propriétaires se sont succédé et en 2004, c’est Bernard Rihm, à la recherche d’un domaine adapté à la passion chevaline qui l’anime, qui est frappé du coup de foudre. « C’est fantastique, on a l’impression d’être en vacances, coupés du monde en plein centre du village » , se réjouit l’intéressé. Pour la famille Rihm, « c’est un véritable plaisir de voir des éléments qui ont un vécu » , en référence à l’ameublement typique de l’époque que le château abrite. Pourtant pas classé, la construction « très symétrique verticalement et horizontalement » s’étend sur 700 m² et un hectare de terrain. Le tout bien gardé par ses trois tours,

 
Les lavoirs font de la résistance
 

Parmi les témoignages de la vie en communauté et de nos modes de vie passés, les lavoirs sont légions. Bassin alimenté en eau d’origine naturelle, ils avaient pour vocation première de permettre de rincer son linge après l’avoir lavé. Le plus souvent publics, ils étaient gratuits ou payants et pouvaient être mis à disposition de voisins moyennant redevance. En principe, un lavoir est composé d’un banc servant d’étagère, d’un rinçoir et d’un abreuvoir, d’un ciel ouvert pour éviter les courants d’air, d’un dallage facilitant le nettoyage ainsi que d’un étendoir et de quelques latrines.

À Bionville-sur-Nied, deux ont survécu. Arrêtés il y a une cinquantaine d’années seulement, le premier a été entièrement réaménagé en salle de réunion tandis que le second, basé sur l’annexe de Molrange, a été conservé en l’état bien qu’ayant subi un ravalement de façade en 2008.

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